PMR
Accessibilité des Personnes à Mobilité Réduite aux transports
L’indicateur essentiel définissant une Personne à Mobilité Réduite (PMR) est le degré d’aisance d’un individu à effectuer ses déplacements. La Personne à Mobilité Réduite rencontre une gène ponctuelle ou irréversible dans le temps. Dans les Alpes-Maritimes, la COTOREP estime à 90 000 Personnes à Mobilité Réduite en 2004.
La prise en compte réelle des difficultés des PMR dans leurs déplacements débute en 1975 avec la loi d’orientation en faveur des personnes handicapées en France, et la déclaration des droits des personnes handicapées à l’ONU au niveau international.
Depuis se sont succédées les incitations internationales, les résolutions et directives européennes et, les lois et décrets français, inscrivant d’abord les grands principes en faveur de l’égalisation des droits puis des dispositions plus précises à mettre en œuvre.
La dernière loi française est celle du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». Elle édicte notamment en matière de déplacement la mise en accessibilité totale de la chaîne du déplacement, des services de transports publics accessibles d’ici 2015, l’élaboration d’un schéma directeur d’accessibilité d’ici 2008 par les AOT, exploitants d’aérodromes et gestionnaires des gares maritimes.
Le suivi de l’accessibilité des PMR aux transports publics est effectué depuis 2003 dans les Alpes-Maritimes, aujourd’hui intégré au recueil de l’observatoire des déplacements de l’ADAAM à travers 4 thématiques issues de la charte d’accessibilité (signée le 15/09/2003), l’information, les transports publics réguliers, les transports spécialisés et la mobilité individuelle.
En 2004, on recense certains éléments d’information dédiés aux déplacements des PMR, par contre aucune ligne de TC et aucune gare ferroviaire n’est totalement accessible. Pourtant, la mise en accessibilité progresse avec 40 arrêts de bus, 179 véhicules routiers et 48 rames ferroviaires accessibles sur l’ensemble du département. 3 AOTU et le CCAS de Nice proposent des services spécialisés avec 10 véhicules et font notamment appel aux 4 opérateurs privés du département qui détiennent 85 véhicules. Enfin, on a recensé 238 carrefours équipés en feux sonores et 6 plages homologuées.